Balades, ballades — Walking, singing

Pendant que le jardin est au repos, nous faisons de nombreuses balades, répétant d’innombrables fois le célèbre « tour du plateau », ou découvrant encore et toujours de nouveaux itinéraires, la région en abonde.

While the garden is at rest, we take many walks, repeating the famous « tour of the plateau » countless times, or discovering new routes again and again, the region abounds.

Hop ! Je remonte dans le temps jusqu’à Noël, et une journée paisible avec la petite famille à Marignieu. Chahut de Séb et de Lou-Anne à chaque nouveau petit tas de neige.

Hop! I go back in time to Christmas, and a peaceful day with the little family in Marignieu. Séb and Lou-Anne heckle with each new little pile of snow.

D’ici, on voit la Dent du Chat sous une autre perspective.

From here, you can see the Dent du Chat (cat’s tooth !) from another perspective.

Le 31 décembre, nous explorons de nouveaux circuits au départ d’Innimont.

On December 31, we explore new circuits from Innimont.

La cascade de Luizet.
Luizet waterfall.

J’enlève l’arbre qui gêne

I remove the tree that is in the way

Hameau de la-Craz près de Charrette. On suit des chemins que les eaux ont balayés.

Hamlet of la-Craz near Charrette. We follow paths that the waters have swept away.

Parfois l’eau stagne dans les zones argileuses.

Sometimes water stagnates in clay areas.

Entre Arandon et Lancin. Château de Lancin.

Between Arandon and Lancin. Lancin Castle.

Notre circuit nous a ramenés sur la viarhona par une traversée un peu longue des bois qui longent les étangs de la Serre : mieux vaut y passer en vélo.

Our circuit brought us back on the viarhona
by a somewhat long crossing of the woods which runs along the ponds of the Serre: it is better to cycle there.

Après la pluie…
After the rain…

Sur Innimont et le Tantanet, la neige rend la courbe de niveau très visible.

On Innimont and the Tantanet, the snow makes the contour very visible.

Quant au Mont Blanc, il se réchauffe sous une grosse écharpe.

As for Mont Blanc, it warms up under a big scarf.


La Dent du Chat tire les couvertures à elle.

La Dent du Chat pulls the covers to her.


Des arbres imprudents se sont lancés dans la course sans remarquer qu’ils vont tous tomber à l’eau.

Reckless trees have rushed into the race without noticing that they will all fall into the water.

En balade, on croise parfois d’autres promeneurs, aujourd’hui le ragondin.

On a walk, we sometimes meet other walkers, today the nutria.

Une autre fois, on retourne sur la viarhona avec Yvanne qui fait de fort belles photos.

Another time, we go back to the viarhona with Yvanne who takes very beautiful photos.

Et les ballades ? Entre deux sorties, nous avons nos moments de musique. Paul progresse sur son accordéon. On travaille avec Jacques et Päivi une fois par semaine le plus souvent. Lolo m’accompagne à la guitare pour développer un répertoire différent.
La visite d’Yvanne a été l’occasion de chanter à deux, elle a une si belle voix !
Merci à tous pour ces occasions si plaisantes.


Je termine avec des nuages destinés à Lolo, en espérant qu’ils lui plairont…


What about ballads? Between two outings, we have our moments of music. Paul progresses on his accordion. We work with Jacques and Päivi once a week most often. Lolo accompanies me on the guitar to develop a different repertoire.
Yvanne’s visit was an opportunity to sing together, she has such a beautiful voice!
Thank you all for such funny times.


I end with clouds intended for Lolo, hoping that he will like them…

Recettes — recipes

François Ruffin nous donne la recette de l’état qui nous gouverne et nous réprime (la vidéo complète en cliquant sur le lien bleu). Je m’inspire largement de ses propos, je pense ne pas trahir sa pensée.
Pour lui, « Le pass vaccinal n’est pas sanitaire, on l’a déjà dit mais là on en a la preuve, c’est un pass disciplinaire. »
Il considère que ce qui est en jeu dans le pass vaccinal, c’est le contrôle du corps social et le contrôle du corps tout court. « Le retour des gilets jaunes, ça a été le retour d’un corps social qui faisait obstacle au pouvoir et obstacle au capital. »
Il parle de nous atomiser. Pour les gilets jaunes, l’extrême violence a fait que « tout le monde rentre chez soi avec la peur. »


François Ruffin gives us the recipe for the state that governs and represses us (the complete video by clicking on the blue link). I am largely inspired by his words, I think not to betray his thought.
For him, « The vaccination pass* is not sanitary, we have already said it but here we have the proof, it is a disciplinary pass. »
He considers that what is at stake in the vaccination pass is the control of the social body and the control of the body in general. « The return of the yellow jacket was the return of a social body that was an obstacle to power and an obstacle to capital. »
He talks about atomizing us. For the yellow jackets, « the extreme violence caused everyone to go home in fear. »
*pass : health passport

Avec le covid sont instaurées distanciation sociale et instauration du contrôle permanent et partout. L’espace public est vidé. « Or ça va se mêler en plus avec l’instauration du numérique : c’est le QR code, c’est le contrôle partout. »

With the covid, social distancing and establishment of permanent control and everywhere are established. The public space is empty. « But it will get mixed up with the introduction of digital: it’s the QR code, it’s control everywhere. »

Je vous ai dit la même chose en d’autres termes : s’il n’y a plus de ce tissu social, s’il n’y a plus que des individus isolés, atomisés, la barbarie d’état* peut alors développer toute sa puissance.
Je ne suis pas la seule à m’en inquiéter. On ne peut pas laisser notre société se disloquer, il faut (re-)créer des liens, ou les réveiller s’ils sont endormis. Ruffin dit que notre camp n’existe que par le corps.
*« barbarie d’état » – Si le terme vous choque, je précise : il s’agit d’appliquer à la lettre les consignes du libéralisme.


I told you the same thing in other words: if there is no more of this social fabric, if there are only isolated, atomized individuals, state barbarism* can then develop all its power.
I’m not the only one worried about it. We cannot let our society fall apart, we must (re-)create links, or wake them up if they are asleep. Ruffin says our camp only exists through the body.
*« state barbarism » – If the term offends you, I specify: it is a question of applying the instructions of liberalism to the letter.

Que faire ?

What to do ?


Il y a mille et une façons de vivre en société. Dommage, mais tant pis pour le risque de contamination : l’autre risque, celui de mourir aux autres, est bien plus grave.


There are a thousand and one ways to live in society. Shame, but too bad for the risk of contamination: the other risk, that of dying to others, is much more serious.

Je parle beaucoup de « tissu » social, l’image me plaît, me parle beaucoup. S’y mêle l’image de l’arbre, solidement implanté dans le sol, et en même temps tourné vers le ciel, vers l’espace. Un tissu qui prend racine et la société devient arbre, avec d’infinies ramifications. Prendre des racines sociales…

I talk a lot about social « fabric », the image appeals to me, speaks to me a lot. That of the tree is mixed with it, it is firmly established in the ground, and at the same time turned towards the sky, towards space. A fabric that takes root and society becomes a tree, with infinite ramifications. Taking social roots…

Je pourrais continuer pendant des pages et des pages à exprimer ce qui lasse mes lecteurs et devient de plus en plus pour moi générateur de graves inquiétudes.

I could go on for pages and pages expressing what tires my readers and is becoming more and more a source of serious concern for me.


Il est urgent d’appliquer des recettes de bien-être et de bonheur.
It is urgent to apply recipes for well-being and happiness.


D’autres recettes attendent, je vous les distribue de ce pas.
Other recipes are waiting, I distribute them to you now.

Recettes des castors pour manger : les castors ne peuvent pas grimper aux arbres, il faut que l’arbre dé-grimpe à eux.

Beaver recipes for eating: beavers cannot climb trees, the tree must un-climb to them.

Recette de moi pour manger
Cuire un poids égal de courge et de pommes de terre. Mixer la courge, écraser les pommes de terre à la fourchette (pas trop). Mélanger avec une sauce béchamel ou une pâte à crêpes en aromatisant avec ce qui vous inspire : cubes de fromage dans mon cas. Et comme j’avais des saucisses je les ai posées par-dessus et j’ai passé le tout au four.


Recipe from me to eat
Cook an equal weight of squash and potatoes. Blend the squash, mash the potatoes with a fork (not too much). Mix with bechamel sauce or pancake batter, flavoring with whatever inspires you: cubes of cheese in my case. And since I had sausages, I put them on top and put it all in the oven.

Recette pour photographier les oiseaux
Laver soigneusement la fenêtre, verser abondance de grains et observez-les de près, c’est magique. Penser de temps en temps à appuyer sur le déclencheur. Mettre l’appareil photo en position « rafale » sinon le plus souvent l’oiseau s’est envolé.


Recipe for photographing birds
Carefully wash the window, pour plenty of grains and observe them closely, it’s magic. Remember to press the shutter button from time to time. Put the camera in the « burst » position otherwise most often the bird has flown away.



Les flous — the blurs

Par deux, c’est rare — By two, it’s rare

En une minute, j’ai pris 70 photos de ce moineau en train de creuser un trou dans le tas de graines.

In one minute, I took 70 photos of this sparrow digging a hole in the pile of seeds.


Le moineau ou le verdier passent à table, cassent la coque du bec, avalent, et recommencent pendant que la file des oiseaux piaffe d’impatience. Les mésanges, elles, se servent et repartent aussitôt, se succédant à un rythme infernal.

The sparrow or the greenfinch come to the table, break the shell with the beak, swallow, and start again while the line of birds paws impatiently. The tits serve themselves and leave immediately, following one another at a hellish pace.

Je suis surprise : l’une d’elle ne part pas, avale une graine et recommence : elle se remplit le jabot et s’éloigne seulement alors pour régurgiter et « éplucher » chaque graine.
Les oiseaux sont très nombreux mais peu variés. Je ne vois plus de chardonnerets.

I’m surprised: one of them doesn’t leave, swallows a seed and starts again: she fills her crop and only then flies away to regurgitate and « peel » each seed.
The birds are very numerous but not very varied. I don’t see any more goldfinches.

Recette pour faire venir le printemps – oups, ce n’est pas une recette. Les perce-neige commencent à fleurir, les noisetiers sont couverts de chatons.

Recipe to bring spring – oops, it’s not a recipe. Snowdrops begin to bloom, hazel trees are covered with catkins.

Arbres

J’espère que vous avez été nombreux à écouter l’interview d’Alice Desbiolles dont je vous parlais mardi dernier. On me l’a confirmé : « Ça fait du bien. » Elle n’est pas la seule à dire des choses importantes… c’est moi qui n’ai pas le temps de suivre ! À mon grand regret, je ne parle pas d’autres personnes tout autant sensibles, sensées, posées et au discours bien argumenté…

I hope many of you listened to the interview with Alice Desbiolles that I was telling you about last Tuesday. It was confirmed to me: « It feels good. » She’s not the only one saying important things…it’s me who doesn’t have time to follow! To my great regret, I am not talking about other people who are just as sensitive, sensible, calm and well-argued…

En plus de la mauvaise gestion de la crise sanitaire, Alice Desbiolles évoquait (sans oublier pour autant les catastrophiques problèmes de l’hôpital) le fait qu’il faut plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous chez un pédopsychiatre.

In addition to the poor management of the health crisis, Alice Desbiolles mentioned (without forgetting the catastrophic problems of the hospital) the fact that it takes several months to obtain an appointment with a child psychiatrist.

PLUSIEURS MOIS ! C’est quoi ce scandale, dans un pays qui fait partie des premières puissances mondiales, et qui, exsangue après la guerre, a réussi à mettre en place la sécurité sociale ? Les enfants dans le besoin d’aide psychologique vont souffrir inutilement pendant des mois ? C’est déjà difficile pour les adultes…
Puissance mondiale, ou ballon dégonflé ?


SEVERAL MONTHS ! What is this scandal, in a country which is one of the first world powers, and which, bloodless after the war, has managed to set up social security? Children in need of psychological help will suffer unnecessarily for months? It’s already difficult for adults…
World power, or deflated balloon?

Un ami m’expliquait que l’effondrement de l’URSS a mis fin à un fragile équilibre (stratégique, diplomatique) et laissé le champ libre à tous les abus. S’enrichir est le maître mot, rien ne doit être fait s’il n’y a pas un profit à gagner. Macron n’est pas le premier président des riches, même s’il excelle dans ce domaine.
C’est le libéralisme qui nous dirige. Il s’agit de laisser les riches se sur-enrichir, et si les pauvres s’appauvrissent, c’est de leur faute, non ?


A friend explained to me that the collapse of the USSR put an end to a fragile (strategic, diplomatic) balance and left the field open to all abuses. Getting rich is the key word, nothing should be done if there is no profit to be made. Macron is not the first president of the rich, even if he excels in this field.
It is liberalism that leads us. It’s about letting the rich get richer, and if the poor get poorer, it’s their fault, right?

Alors je remercie vivement Gaëlle : elle nous a offert un petit fascicule « Encore des patates – pour une Sécurité Sociale de l’Alimentation. » Ce livret en forme de BD donne des informations claires sur ce projet à venir et fait l’historique de la « sécu » – alors, là, tout de suite, je vous mélange allègrement deux documentaires tout aussi passionnants l’un que l’autre : le plus ancien, c’est le film « la Sociale ». Il s’agit d’un film documentaire de Gilles Perret, « l’histoire d’une lutte qui n’est jamais finie. »
Rouge Production, le producteur, veut « Produire des œuvres qui assument leur critique de ce monde marchand, individualiste et fasciné par le profit. »


So I warmly thank Gaëlle: she gave us a little booklet « Encore des patates – pour une Sécurité Sociale de l’Alimentation – more potatoes – for a Social Security of Food. » This booklet in the form of a comic book gives clear information on this upcoming project and gives the history of the « safety » – so, right now, I’m mixing you cheerfully two equally fascinating documentaries the other: the oldest is the film « la Sociale ». This is a documentary film by Gilles Perret, « the story of a struggle that is never over. »
Rouge Production, the producer, wants to « Produce works that take on their critique of this market world, individualistic and fascinated by profit. »

Quant au livret « Encore des patates », il fait référence au film pour la partie historique.

As for the booklet « Encore des patates », it refers to the film for the historical part.

On y apprend comment le projet d’Ambroise Croizat a été largement modifié au point d’être trahi. « Nos cotisations ne devraient pas servir à rémunérer les actionnaires de l’industrie pharmaceutique et des hôpitaux privés, de la finance. »

We learn how Ambroise Croizat’s project was greatly modified to the point of being betrayed. « Our dues should not be used to compensate shareholders in the pharmaceutical industry and private hospitals, finance. »

« Le principe des cotisations était simple : “chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.” » Ce principe est remis à l’ordre du jour dans le cadre de ce projet « pour une Sécurité Sociale de l’Alimentation ».

« The principle of contributions was simple: “everyone contributes according to his means and receives according to his needs”. » This principle is back on the agenda as part of this project « for a Social Security of Food ».


« Le logement, le travail, la santé, l’éducation sont des DROITS comme l’alimentation. Nous sommes en face d’un DÉNI DE DROIT. »


“Housing, work, health, education are RIGHTS like food. We are facing a DENIAL OF RIGHTS. »

J’ai écouté « la Sociale » avec autant d’intérêt passionné que j’ai lu « Encore des patates ». Mon résumé est beaucoup trop bref, vous pouvez en savoir plus en cliquant ici, et vous pouvez aussi lire le premier chapitre en cliquant là.
Vous pouvez aussi vous procurer ce petit livre.


I listened to « La Sociale » with as much passionate interest as I read « Encore des patates ». My summary is much too brief, you can read more by clicking here, and you can also read the first chapter by clicking here.
You can also get this little book.

C’était mon coup de gueule du mardi matin : j’espère ne pas rebuter mes lecteurs, après tout je n’évoque pas (trop) cette fois les sujets traités en boucle par les médias. Je pourrais en écrire des pages et des pages, ma colère n’a pas encore tout dit, alors peut-être rendez-vous pour la suite…

It was my rant on Tuesday morning: I hope not to put off my readers, after all I’m not talking (too much) this time about the subjects covered on a loop by the media. I could write pages and pages, my anger hasn’t said everything yet, so maybe see you for the rest…

Avant d’enchaîner à la façon abrupte dont j’ai le secret, je conclus par quelques mots à faire réfléchir : dans « l’histoire sans fin » (le film, je n’ai pas trouvé cette scène dans le livre de Michael Ende), le loup explique que les hommes qui ne rêvent pas sont faciles à soumettre. Qu’en pensez-vous ?

Before I go on to how abruptly I have the secret, I conclude with a few thought-provoking words: In « The Never ending Story » (the movie, I couldn’t find this scene in Michael Ende’s book ), the wolf explains that men who don’t dream are easy to subdue. What do you think about this ?

Sans oublier de conclure cette collection d’arbres, vus le long de la viarhona, par celui-ci, plus proche, l’Ent (cf Tolkien) qui a adressé la parole à Yves. Je connais et l’arbre et l’homme, je ne suis pas étonnée qu’ils aient eu une petite conversation.

Without forgetting to conclude this collection of trees, seen along the viarhona, by this one, closer, the Ent (cf Tolkien) who spoke to Yves. I know both the tree and the man, I’m not surprised they had a little chat.

Photo Yves
Photo Kaly

La semaine dernière, je ne vous ai pas montré Chantal et Jean-Pierre en train de nous aider à alimenter le broyeur. Je croyais n’avoir photographié que Jean-Pierre, mais Chantal figure aussi sur la photo : la minuscule silhouette comme posée sur la flèche du broyeur. Sa petite taille donne une idée de la distance, donc du kilométrage qu’elle a parcouru inlassablement pour descendre les branches. Elle n’est pas identifiable, mais je sais que c’est elle. Le pré est en pente assez raide, elle a dû le sentir dans les jambes après son intervention ! Pour moi, j’en avais assez fait le matin, je m’étais inscrite aux abonnés absents.

Last week, I didn’t show you Chantal and Jean-Pierre helping us feed the crusher. I thought I only photographed Jean-Pierre, but Chantal is also in the photo: the tiny figure as if resting on the arrow of the crusher. Its small size gives an idea of the distance, therefore of the mileage she traveled tirelessly to descend the branches. She’s not identifiable, but I know it’s her. The meadow is quite steep, she must have felt it in her legs after her contribution! For me, I had done enough in the morning, I had subscribed to absent subscribers.

Utiliser ce broyeur a été fantastique. En quelques heures, nous avons environ huit mètres cubes de bois broyé – on n’aura pas de problème pour l’utiliser.

Using this crusher has been fantastic. In a few hours, we have about eight cubic meters of shredded wood – we will have no problem using it.

Lolo avait préparé le terrain : ce n’est pas évident sur cette photo prise en mars l’année dernière, il faut regarder attentivement : derrière le cerisier, cet arbre en forme de grand Y, il y a beaucoup de végétation. On a la vue toute dégagée maintenant.

Lolo had prepared the ground: it’s not obvious in this photo taken in March last year, you have to look carefully: behind the cherry tree, this big Y-shaped tree, there is a lot of vegetation. We have a clear view now.

Les huit mètres cubes viennent de là. Ce joli pré est difficile à mettre en valeur car il est tourné vers le nord et ne prend pas beaucoup le soleil.

The eight cubic meters come from there. This pretty meadow is difficult to enhance because it faces north and does not get much sun.

Rions un peu.
Voici un devoir d’élève : il s’agit de compléter les phrases. « La jeune fille… » « Mes amis… » « Le président… »
Réponse de l’élève : « le président emmerde les non vaccinés… »
Commentaire de l’enseignant :
« À éviter à l’école. Le président n’est pas toujours un modèle à suivre. »


Let’s laugh a little.
Here’s a pupil’s assignment: it’s about completing the sentences. « The maiden… » « My friends… » « The President… »
Pupil’s Response: « The president fucks the unvaccinated. »
Teacher Comment:
« Avoid at school. The president is not always a role model. »

Ire

« Un irresponsable n’est plus un citoyen » a déclaré Macron. Nos dirigeants, qui, de la manière la plus irresponsable qui soit, nous envoient (nous, et eux avec) dans le mur, préoccupés par les profits et indifférents aux problèmes environnementaux, ne sont donc plus des citoyens. Que sont-ils ? Je n’en sais rien.

« An irresponsible is no longer a citizen, » Macron said. Our leaders, who send us (us and also them) into the wall, in the most irresponsible way possible, being preoccupied with profits and indifferent to environmental problems, are therefore no longer citizens. What are they ? I do not know.

Ne plus être un citoyen, je suppose, c’est être exclu de la société. La société, c’est infiniment plus qu’une addition d’individus. En effet les voyageurs dans une rame de métro ou un wagon de chemin de fer ne constituent pas un groupe social. Pas plus que l’auditoire dans une salle de cinéma ou à l’opéra. Ne parlons pas de la foule dans les supermarchés : dans tous ces cas-là, on peut parler d’une addition d’individus parmi lesquels les interactions ne sont pas impossibles mais restent rares.

To no longer be a citizen, I suppose, is to be excluded from society. Society is infinitely more than a sum of individuals. In fact, travelers in a metro train or a railway car do not constitute a social group. No more than the audience in a movie theater or at the opera. Let’s not talk about crowds in supermarkets: in all these cases, we can talk about an addition of individuals among whom interactions are not impossible but remain rare.

On peut parler de groupe social, de société, quand les interactions sont nombreuses, l’image est évidente : si vous dessinez des flèches d’une personne à une autre, eh bien, dans un groupe normalement constitué, les flèches seront bientôt partout, superposées, croisées, tissées les unes avec les autres. Et on ne verra plus que cet enchevêtrement, ce tissage…

We can talk about a social group, a society, when the interactions are numerous, the picture is obvious: if you draw arrows from one person to another, well, in a normally constituted group, the arrows will soon be everywhere, superimposed, crossed, woven with each other. And we will only see this entanglement, this weaving…

J’aime beaucoup l’idée de tissu social, l’image est fort juste : un tissu peut posséder un certain charme. Il peut être usé, déchiré, découpé, il peut être au contraire beau et solide. Et même, contrairement à du « vrai » tissu, il peut se régénérer, se consolider. Je vais enfoncer une porte ouverte en rappelant que notre tissu social est bien dégradé.

I really like the idea of social fabric, the image is very accurate: a fabric can have a certain charm. It can be worn, torn, cut, on the contrary it can be beautiful and solid. And even, unlike « real » tissue, it can regenerate, consolidate. I am going to push an open door by recalling that our social fabric is very degraded.

Les irresponsables qui nous dirigent en ont peut-être conscience : en effet, si le tissu social est en train de pourrir, ils redoutent beaucoup moins les luttes dont sont capables des groupes constitués. Si j’évite les regards des gens que je croise dans la rue, ça ne va pas être facile de projeter et de forger avec eux une meilleure société.

The irresponsible people who lead us may be aware of this: indeed, if the social fabric is rotting, they are much less afraid of the struggles of which organized groups are capable. If I avoid the eyes of the people I meet on the street, it will not be easy to project and forge with them a better society.

Pour se lever et marcher contre le pouvoir en place, une addition d’individus ne suffit pas. Il faut la rencontre et les confrontations d’intelligences très diverses, de personnes qui échangent des points de vue, des idées, qui peuvent se trouver en désaccord et chercher un consensus – quoi de plus normal -, qui peu à peu se trouvent un terrain commun… Bref, qui se confrontent jusqu’à se frictionner, se mesurent, se rapprochent, s’étrillent…
Faut que ça gueule,
que ça s’engueule,
que ça piaille,
que ça chiale…


To stand up and march against the power in place, an addition of individuals is not enough. There must be encounters and confrontations between very diverse intelligences, people who exchange points of view, ideas, who may find themselves in disagreement and seek a consensus – what could be more normal -, who little by little find ground common… In short, which confront each other to the point of rubbing each other, measure each other, get closer, strangle each other…
It has to scream,
it has to argue,
it has to squeal,
it has to cry …

Dans d’autres domaines encore le groupe est indispensable pour que « ça » fonctionne.

In still other areas the group is essential to make « it » work.

Dans le roman « Écotopia » dont je vous ai parlé l’année dernière, l’auteur, Callennbach, préconisait une école « à l’ancienne » avec enseignants et élèves présents. Callennbach ne croyait pas à l’éducation à domicile pilotée par ordinateur. Je suis d’accord avec lui sur la nécessité, encore une fois, de confrontations. (D’ailleurs, si elles n’ont pas lieu à cause de cours poussiéreux dont les élèves doivent être consommateurs passifs, chacun étant replié sur soi, il ne se passe rien non plus.)

In the novel « Ecotopia » that I told you about last year, the author, Callennbach, advocated an « old-fashioned » school with teachers and students present. Callennbach did not believe in computer-driven homeschooling. I agree with him on the need, once again, for confrontations. (Besides, if they do not take place because of dusty lessons of which the students must be passive consumers, each being withdrawn into themselves, nothing happens either.)

Parmi d’innombrables autres personnes, Pascal Dibie (que j’ai évoqué récemment) constate les mutations de notre société. Il a parlé du village de Chichery dans deux ouvrages espacés de trente ans. « Je sais que le village n’est plus un paradis où il suffisait de faire quelques mètres pour avoir du lait frais, des œufs, du pain chaud, une viande dont on connaissait l’animal ou un bain joyeux d’échanges autour d’un verre. » Il faisait ce constat bien avant le début des confinements…

Among countless other people, Pascal Dibie (whom I mentioned recently) sees the changes in our society. He spoke of the village of Chichery in two works spaced thirty years apart. « I know that the village is no longer a paradise where it was enough to walk a few meters to have fresh milk, eggs, hot bread, meat whose animal we knew or a joyful bath of exchanges around a glass. » He made this observation long before the start of the confinements…

De même, Axel Kahn fait le constat très documenté de la dégradation dramatique de l’existence dans « la diagonale du vide » dans les quelque 1 300 kilomètres du Nord-Est au Centre-Ouest de la France. Dans l’autobiographique « Chemins », où il évoque son existence de chemineau, il lui arrive d’être atterré par ce qu’il voit.
“La gravité, la sauvagerie même de la « dévastation industrielle » (…) a induit un désespoir plus ou moins résigné (…). génération après génération, les entreprises ferment, les jeunes quittent le pays, les magasins disparaissent, les médecins ne [sont] pas remplacés, les services publics [sont] supprimés. (…) l’avenir ne peut être qu’une poursuite accélérée de la descente aux enfers (…). La mondialisation, la construction européenne, les étrangers (…) tous ligués pour assurer leur perte et la disparition de leur mode de vie, sont tenus pour responsables du désastre. Ce pessimisme profond a un effet dissolvant sur tout ce qui « fait société », l’engagement associatif, syndical, la participation à la vie publique et aux élections.”


Similarly, Axel Kahn makes the well-documented observation of the dramatic deterioration of existence in « the diagonal of the void » in the approximately 1,300 kilometers from the North-East to the Center-West of France. In the autobiographical « Chemins » (« Paths »), where he talks about his existence as a trekker, he is sometimes appalled by what he sees.
“The gravity, the very savagery of the « industrial devastation » (…) induced a more or less resigned despair (…). generation after generation, businesses close, young people leave the country, shops disappear, doctors [are] not replaced, public services [are] cut. (…) the future can only be an accelerated pursuit of the descent into hell (…). Globalization, European construction, foreigners (…) all united to ensure their loss and the disappearance of their way of life, are held responsible for the disaster. This deep pessimism has a dissolving effect on everything that « makes society », associative and union involvement, participation in public life and in elections.”

Je ne propose pas un retour nostalgique vers un passé révolu et qu’on ne devrait pas trop enjoliver. Même s’il avait aussi de bons côtés, tout n’était pas mieux, avant. Il faut se tourner avec lucidité vers un avenir difficile à imaginer et qui repose entre les mains… de qui ?
Je trouve important d’être conscient de ce que signifient ces mutations dans nos existences.


I am not proposing a nostalgic return to a bygone past that we should not embellish too much. Even if it also had good sides, everything was not better, before. We must look with lucidity to a future that is difficult to imagine and which rests in the hands of… whose hands?
I find it important to be aware of what these mutations mean in our lives.

Les irresponsables au pouvoir n’ont ni l’envie ni le besoin de restaurer du lien social, de ravauder ce tissu malmené pour lui redonner de la vigueur. Au contraire, notre soumission apparente leur convient.

The irresponsible in power have neither the desire nor the need to restore social ties, to mend this abused fabric to restore its vigor. On the contrary, our apparent submission suits them.

Alors que nous sommes gouvernés, funeste paradoxe, par des irresponsables, donc des non-citoyens, à l’inverse certaines personnes citoyennes méritent toute notre admiration et notre soutien pour leurs interventions remarquables.

While we are governed, fatal paradox, by irresponsible, therefore non-citizens, conversely some citizens deserve all our admiration and our support for their remarkable interventions.

Parmi elles Alice Desbiolle épidémiologiste, médecin de santé publique, dont l’interview dure un quart d’heure (presque !), et que les francophones peuvent écouter en cliquant sur le lien bleu. Plus loin je donne des liens trouvés sur son compte twitter vers des sites en français ou anglais. Elle s’oppose, arguments à l’appui, aux vaccinations non ciblées et au mauvais usage des indicateurs : ce n’est pas le nombre de contaminations qui importe, mais le nombre de cas graves.

Among them Alice Desbiolle epidemiologist, public health doctor, whose interview lasts a quarter of an hour (almost!), and that French speakers can listen to by clicking on the blue link. Further I give links found on her twitter account to sites in French or English. She opposes, supporting arguments, untargeted vaccinations and misuse of indicators: it is not the number of contaminations that matters, but the number of serious cases.

Son discours est sensé, posé, argumenté, et plaisant à écouter… L’interview commence par la phrase de Macron, « Un irresponsable n’est plus un citoyen » à quoi elle répond « En tant que médecin je ne suis pas là pour juger les individus, je suis là pour respecter leurs choix. (…) Je pense qu’il est plus qu’urgent de cesser tout ça et de se rappeler que les seuls coupables ce sont les facteurs qui ont contribué à l’émergence et à la diffusion de cet agent infectieux. »

Her speech is sensible, calm, argued, and pleasant to listen to… The interview begins with Macron’s sentence, « An irresponsible is no longer a citizen » to which she replies « As a doctor, I am not here to judge individuals, I am here to respect their choices. (…) I think it is more than urgent to stop all this and remember that the only culprits are the factors that contributed to the emergence and spread of this infectious agent. »


Il est nécessaire de « s’attaquer aux facteurs de risque d’émergence, » dit-elle. Ce sont « essentiellement les activités humaines destructrices que sont la déforestation, le commerce des animaux sauvages, l’érosion et la destruction de la bio-diversité. Une biodiversité riche et variée protège les humains du risque de pandémie tout simplement par ce que l’on appelle l’effet dilution : les agents pathogènes vont être dilués avec une grande variabilité génétique (…). Un autre facteur majeur du risque de pandémie c’est l’élevage industriel qui va jouer un rôle d’amplificateur de l’agent pathogène parce que les animaux qui sont dans ces fermes industrielles sont des clones au niveau génétique. Dès que vous avez un agent infectieux qui trouve la clé pour contaminer un individu, il va contaminer le reste de l’élevage. »

There is a need to « address the risk factors for emergence, » she says. These are « essentially the destructive human activities of deforestation, wildlife trade, erosion and destruction of biodiversity. A rich and varied biodiversity protects humans from the risk of a pandemic simply by what is called the dilution effect: pathogens will be diluted with great genetic variability (…). Another major factor in the risk of a pandemic is factory farming, which will play a role in amplifying the pathogen because the animals on these factory farms are clones at the genetic level. As soon as you have an infectious agent that finds the key to contaminating an individual, it will contaminate the rest of the farm. »

son compte twitter
her twitter account

Liens vers les sources qu’elle cite concernant l’épidémie de pandémies et les causes d’émergences
Links to the sources she cites concerning the epidemic of pandemics and the causes of emergence

– liste Blueprint de l’OMS (en anglais)
– rapport de l’IPBES (en anglais)
– communiqué de presse IPBES (en français)

Tout cela n’est pas réjouissant puisque, elle le confirme, nous sommes entrés dans l’ère des pandémies, on peut parler d’épidémie de pandémies.

All this is not encouraging since, she confirms, we have entered the era of pandemics, we can speak of an epidemic of pandemics.

Tilleul de Henry — Henry’s basswood

Ire = colère
J’ai hésité à exprimer mon ire de peur de vous fatiguer à ressasser LE sujet obsessionnel. Je me sens toujours en porte-à-faux : j’ai l’impression d’avoir inventé la poudre, puis je m’aperçois que vous savez déjà tout ce que je vous serine. J’ai mis très longtemps à rédiger ces quelques lignes que vous lirez en une minute…
Faut-il conclure que pour partager notre quotidien au Charbinat, c’est raté ? Bon, les photos de Lolo, de Paul et de l’énorme broyeur racontent très bien notre dernière aventure. Jean-Pierre et Chantal eux aussi ont donné un fameux coup de main.

Pour les photos, je ne résiste pas au plaisir de rajouter quelques images glacées, et puis quelques autres, choisies presque au hasard.

Ire = anger
I hesitated to express my anger for fear of tiring you out rehashing THE obsessive subject. I always feel out of place: I feel like I invented the powder, then I realize that you already know everything I’m telling you. It took me a very long time to write these few lines that you will read in a minute…
Should we conclude that to share our daily life at Charbinat, it’s missed? Well, the photos of Lolo, Paul and the huge crusher tell our latest adventure very well. Jean-Pierre and Chantal also gave a famous helping hand.

For the photos, I can’t resist the pleasure of adding a few frozen images, and then a few others, chosen almost at random.

Je viens de découvrir un virus – en réalité il existe depuis fort longtemps. Il influence les rythmes cardiaque et respiratoire. Certainement par crainte de la contamination, le plus souvent si on le perçoit chez son vis à vis on recule pour s’en protéger. Il s’appelle bienveillance.

I have just discovered a virus – in fact it has been around for a very long time. It influences heart and respiratory rates. Certainly for fear of contamination, most often if we perceive it in the person opposite, we step back to protect ourselves. It’s called benevolence.

Les aiguilles du froid — Cold’s needles


Quand nous étions dans les Baronnies début décembre, le gel avait transformé les gouttes d’eau en jolies perles. Ici, le 15 janvier, la nature a créé un spectacle féérique, inattendu, que les physiciens ou les météorologues pourraient peut-être expliquer ? La végétation, les outils aussi, tout est hérissé d’aiguilles, sensiblement de même dimension, disposées sensiblement de la même façon sur les supports variés.

When we were in the Baronnies at the beginning of December, the frost had transformed the drops of water into pretty pearls. Here, on January 15, nature has created an unexpected, magical spectacle that perhaps physicists or meteorologists could explain? The vegetation, the tools too, everything is bristling with needles, roughly of the same size, arranged roughly in the same way on the various supports.

Mais pourquoi ces formations sont-elles disposées ainsi, répétant indéfiniment les mêmes bouquets ? On ne sait toujours pas très bien comment se forment les concrétions dans les grottes, par exemple les excentriques.

But why are these formations arranged like this, repeating the same bouquets over and over again? It is still unclear how concretions are formed in caves, for example, eccentrics.

Quelques éléments d’explication sont donnés dans cet article, pour francophones seulement ! Cette photo vient de la grotte de Macoumé.

Some explanations are given in this article, for French speakers only! This photo comes from the Macoumé cave.

Pourquoi certains feuillages sont-ils plus chargés en aiguilles d’un côté ?

Why are some foliage more needle-laden on one side?

J’ai passé moins d’une heure pour faire 370 prises de vue, après quoi il a fallu deux ou trois fois cette durée pour me réchauffer ! Le plus difficile à capturer, ce sont les fils d’araignée, invisibles d’habitude, et que les cristaux de glace rendent apparents.

I spent less than an hour doing 370 shots, after which it took two or three times that amount of time to warm up! The most difficult to capture are the spider’s threads, usually invisible, and which the ice crystals make apparent.

Difficile aussi le petit amas tout en bas du fil, qui se balance même s’il n’y a pas de vent, qui tournicote et qui est flou le plus souvent sur la photo !

It’s just as difficult to capture the little cluster at the very bottom of the wire, which sways even when there’s no wind, which twirls and is blurry most of the time in the photo!



Un sérieux besoin se fait sentir de se rencogner dans son cocon. Est-ce le froid, est-ce parce que l’air est chargé d’humidité ? On sort parce qu’on dormira mieux si on s’active un peu dehors, mais avant d’avoir fait cent mètres j’ai envie de rentrer… Le givre, c’est comme la neige : très beau, mais on s’en fatigue…

A serious need is felt to retreat into its cocoon. Is it the cold, is it because the air is laden with moisture? We go out because we’ll sleep better if we get active outside a bit, but before we’ve gone a hundred meters I want to go back… Frost is like snow: very beautiful, but we get by tired…

On avait l’habitude à la mauvaise saison de se regrouper pour faire la fête, maintenant la psychose fonctionne bien : on évite de se voir, on attend, ça va passer… Les amis, oui, mais à distance – les veinards, certains ont TROP CHAUD !

We used to get together in the bad season to party, now the psychosis works well: we avoid seeing each other, we wait, it will pass… Friends, yes, but from a distance – the lucky ones, some are TOO HOT !

Courriers, courriels, téléphone… J’ai posté mes vœux pour la nouvelle année, et j’adore les contacts qui se recréent à cette occasion. J’ai perdu de vue certains amis depuis un demi-siècle ! Parmi ceux-ci, Alain m’approuve : « C’est très bien en ces temps où tout le monde se replie sur soi même », Olivier m’envoie des nouvelles et des photos. D’autres amis sont partis récemment de la région : Maguy et Jacky nous écrivent un message touchant. En Pennsylvanie, Janet a été durement éprouvée par le covid, elle a perdu des proches. Tandis qu’au Canada, Hervé envoie des bisous enneigés. David et Maria doivent affronter « les protocoles covid qui changent tous les jours (parfois même plusieurs fois par jour à l’école !). » François nous présentera peut-être sa compagne que nous désirons connaître. Nous serions très contents aussi de revoir Yago et Szuszi… Parmi tant dautres !

Letters, emails, phone… I posted my wishes for the new year, and I love the contacts that are recreated on this occasion. I lost sight of some friends for half a century! Among these, Alain approves of me: « It’s very good in these times when everyone withdraws into themselves », Olivier sends me news and photos. Other friends have recently left the region: Maguy and Jacky write us a touching message. In Pennsylvania, Janet was hard hit by the covid, she lost loved ones. While in Canada, Hervé sends snowy kisses. David and Maria have to deal with « covid protocols that change every day (sometimes even several times a day at school!) ». François will perhaps introduce us to his companion, whom we would like to know. We would also be very happy to see Yago and Szuszi again… Among so many others !

Claude et Armelle sont parties presque à la même époque, à la fin de l’année dernière, la première en Dordogne, la deuxième sur l’île de la Réunion. Nous avons eu peu d’occasions de rencontrer Claude, elle venait aux Kalyneries Paulifauniques si elle le pouvait. Armelle est passée nous voir aussi à d’autres reprises, pour parler du pays avec Misaki ou à d’autres occasions.

Claude and Armelle left almost at the same time, at the end of last year, the first one in the Dordogne, the second one on the island of Reunion. We had few opportunities to meet Claude, she came to Kalyneries Paulifauniques if she could. Armelle also came to see us on other occasions, to talk about the country with Misaki or on other occasions.

Paradoxalement, je vais peut-être faire leur connaissance maintenant qu’elles sont loin ! Être amie à distance, c’est possible bien sûr.

Paradoxically, maybe I’ll get to know them now that they’re away! Being friends from a distance is of course possible.

C’est Armelle qui m’a dit que je suis capricorne (je le savais) mais aussi dragon d’eau (je l’ignorais). Les horoscopes me font sourire, je m’en sers uniquement quand ils sont l’occasion de fanfaronner : en l’occurrence je trouve assez flatteuse la personnalité décrite par Armelle !

It was Armelle who told me that I am a Capricorn (I knew it) but also a water dragon (I did not know it). Horoscopes make me smile, I only use them when they are an opportunity to brag: in this case I find the personality described by Armelle quite flattering!

J’ai échangé des vœux avec encore beaucoup d’autres que je remercie ici, impossible de vous nommer tous. J’espère avoir des nouvelles d’Édith et Roland, qui ont laissé un grand vide, comme Jacky et Maguy, comme Ariane et Renato. Avec tous les six il y a eu des relations fort agréables, le « je vais chez toi – tu viens chez moi » était devenu une pratique courante simple et décontractée.

I exchanged wishes with many more whom I thank here, impossible to name you all. I hope to hear from Edith and Roland, who left a big void, like Jacky and Maguy, like Ariane and Renato. With all six there were very pleasant relations, the « I go to your house – you come to my house » had become a simple and relaxed common practice.

J’aurais pu intituler ce chapitre « que sont mes amis devenus », mais pourquoi laisser la tristesse ou le regret faire leur œuvre ?

I could have titled this chapter « What have my friends become », but why let sadness or regret do its work?

Il y a quelques jours, avant l’arrivée de ce froid intense et pénible, je suis allée aider Lolo qui nettoyait le terrain dans le Pré de la Côte : depuis longtemps j’avais envie de faire un feu. Paul a rejoint et donné un coup de main, Chantal est venue à son tour. Il a fallu un moment pour que les braises fragiles deviennent un brasier, mais Paul m’a aidée et on a réussi. Nous avons abattu du boulot à quatre ! Nous préparons aussi le jour où le broyeur sera là. Cette fois il y aura des photos du travail en cours.

A few days ago, before the arrival of this intense and painful cold, I went to help Lolo who was cleaning the ground in the Pré de la Côte: for a long time I wanted to make a fire. Paul joined and gave a hand, Chantal came in turn. It took a while for the fragile embers to turn into a blaze, but Paul helped me and we made it. Four of us did a job! We are also preparing for the day when the crusher will be there. This time there will be photos of the work in progress.

On n’a jamais trop d’amis… Les nouveaux ne remplacent pas les anciens, ils sont différents, c’est tout. Nouvelles personnes, nouvel enrichissement. On espère revoir ceux qui sont partis, on est heureux de voir ceux qui sont là. Quant aux poissons, on essaie de leur parler au travers de la glace mais ils n’écoutent jamais rien.

You can never have too many friends… The new ones don’t replace the old ones, they are different, that’s all. New people, new enrichment. We hope to see those who have left, we are happy to see those who are there. As for the fish, we try to talk to them through the ice but they never listen to anything.

C’est déjà fini ? Toujours pas de coup de gueule ? Noyée sous une avalanche d’informations, j’espère trouver le temps et les mots, alors peut-être, un jour… En attendant, propageons la paix et la fraternité…

It’s already over ? Still no rant? Drowned under an avalanche of information, I hope to find the time and the words, so maybe, one day… In the meantime, let’s spread peace and fraternity…