Dsl — Srr

Me comprendrez-vous si je supprime toutes les voyelles de mes phrases ? Ça va pas être simple !
Will you understand me if I remove all vowels from my sentences? It’s not going to be easy!
M cmprndrz-vs s j spprm tts ls vlls d ms phrss ? Ç v ps tr smpl !
Wll ndrstnd m f rmv ll vwls frm m sntncs? t’s nt gng t b s!

Arc en ciel chez Chantal et Maurice — Rainbow at Chantal and Maurice

Je fais de nouveau un court séjour chez mon père : chance pour lui, je suis là quand la toute neuve clim’ installée à l’automne en même temps que la pompe à chaleur refuse de démarrer, et c’est moi qui contacte le technicien. Avant de venir, j’ai déjà géré une panne de téléphone au cours de laquelle je me suis battue avec de grosses difficultés contre un robot. C’est compliqué de gérer les problèmes d’un homme de 95 ans en habitant à plus de 200 km !
I have another short stay with my father: luck for him, I am there when the brand new air conditioning installed in the fall at the same time as the heat pump refuses to start, and it is I who contacts the technician . Before coming, I already managed a telephone breakdown during which I fought with great difficulty against a robot. It’s complicated to deal with the problems of a 95-year-old man living more than 200 km away!

Avec mon père on regarde les vieux albums.
With my father we look at the old albums.
Mes parents en 1954.
My parents in 1954.

Inquiétudes : mon père aurait-il appelé le technicien lui-même ? J’ai l’impression qu’il n’en avait pas l’intention. Et la panne de clim’ (confirmée par une première visite) sera-t-elle réparée alors que tout le pays transpire et doit penser à s’hydrater ?
Concerns: Would my dad have called the technician himself? I feel like he didn’t mean to. And will the air conditioning failure (confirmed by a first visit) be repaired when the whole country is sweating and must think about hydrating?

C’est compliqué quand on ne peut pas prendre rendez-vous avec l’abonné pour réparer son téléphone car son téléphone ne fonctionne pas. C’est compliqué quand, selon toute vraisemblance, le technicien pour le téléphone n’est pas venu mais le robot dit que si, qu’il a réparé en extérieur et trouvé personne à l’intérieur. C’est compliqué quand on sait qu’en arrivant le matin sur le lieu de son travail, le technicien s’entend dire qu’il doit immédiatement se trouver dans trois lieux différents en même temps. C’est compliqué quand on n’a personne en face, que des machines.
It’s complicated when you can’t make an appointment with the subscriber to repair their phone because their phone isn’t working. It’s complicated when, in all likelihood, the technician for the telephone did not come but the robot says yes, that he repaired outside and found no one inside. It’s complicated when you know that when he arrives in the morning at his place of work, the technician is told that he must immediately be in three different places at the same time. It’s complicated when you have no one in front, only machines.

Amandiers à l’abandon
Abandoned almond trees
Amandiers entretenus
Almond trees maintained

Heureusement que pour le téléphone, mon père a eu la bonne idée de montrer au technicien* le deuxième téléphone, lui aussi sans tonalité, preuve que le problème était bien sur la ligne et pas chez lui.
*Car le technicien a fini par arriver !
Fortunately for the telephone, my father had the good idea to show the technician* the second telephone, also without a dial tone, proof that the problem was indeed on the line and not at home.
*Because the technician finally arrived!

Si je peux vous envoyer ce galimatias-là alors que je suis encore chez mon père (hors connexion), c’est parce que j’ai enfin un accès internet au prix d’un jus de fruit au bar du coin. Il fait une chaleur à crever, mais je ne vais pas moi aussi embrayer sur le nouveau sujet à la mode.
If I can send you this rigmarole while I’m still at my father’s house (offline), it’s because I finally have internet access for the price of a fruit juice at the local bar. It’s scorching hot, but I too won’t get into the new hot topic.

J’avais six ans.
I was six

Alors dsl, oh pardon, désolée, je m’en tire par une pirouette, voici des (demi)-nouvelles très succinctes. Je n’appelle pas ça une chronique. Au Charbi, c’est récolte épluchage et congélation, c’est récolte et confiture, c’est récolte et arrosage arrosage arrosage. Où que je sois, j’aime bien publier mes pages sans prétention, le plus souvent ce n’est pas simple.
So srr, oh sorry, sorry, I’m getting away with it, here’s some very brief (half) news. I don’t call that a chronicle. At Charbi, it’s harvest peeling and freezing, it’s harvest and jam, it’s harvest and watering watering watering. Wherever I am, I like to publish my pages without pretension, most often it is not simple.

Quoi de plus triste
What could be sadder
Ciao maman !
Hello Mom!

Comme à la samaritaine*

*« On trouve tout à la Samaritaine » est un célèbre slogan publicitaire.
*« You can find everything at La Samaritaine » is a famous advertising slogan.

Ce n’est pas un artichaut
It’s not an artichoke

Avant l’invention de la radio, les nouvelles circulaient autrement : les chanteurs de rue étaient nombreux à raconter par leurs chansons ce que relataient « le p’tit Parisien » ou autres organes de presse dans leurs colonnes. La radio a fait disparaître cette forme de chanson, et je ne sais pas s’il faut le déplorer (est-ce que c’était mieux avant ?).
Before the invention of the radio, the news circulated differently: many street singers told through their songs what « le p’tit Parisien » or other press organs reported in their columns. The radio has made this form of song disappear, and I don’t know if it’s to be regretted (was it better before?).

Quand je suis née, la radio s’était déjà généralisée et la télé allait suivre : je ne peux pas regretter quelque chose que je n’ai pas connu tout en ayant conscience de l’uniformisation d’une certaine culture. La radio est « une évidence » comme le confort des habitations : il ne me viendrait pas à l’idée que dans mon pays, un logement ne soit pas muni d’eau et d’électricité, par exemple, ce qui prouve bien mon ignorance d’une certaine réalité.
When I was born, radio had already become widespread and TV would follow: I can’t regret something that I didn’t know, while being aware of the standardization of a certain culture. The radio is « obvious » like the comfort of the dwellings: it would not occur to me that in my country, a dwelling is not equipped with water and electricity, for example, which proves my ignorance of a certain reality.

Je pourrais aussi bien répéter l’histoire des chaussettes que je vous ai racontée à la fin de l’année 2019. Ces évidences qui n’en sont pas. De nos jours, il est évident pour des milliards de gens de se déplacer en voiture. La gomme des pneus se dépose sur la route, ainsi que les particules de toutes les pièces qui s’usent, que vous devez remplacer, les freins, tout ça… et les gaz d’échappement se répandent. Il me paraît absolument illusoire de vouloir fabriquer des véhicules non polluants. Sommes-nous conscients du fait qu’en réalité, rien de tout cela n’est évident ?
I might as well repeat the story of the socks that I told you at the end of 2019. These obvious things that are not. Nowadays, it is obvious for billions of people to travel by car. The rubber from the tires gets deposited on the road, along with the particles from all the parts that wear out, that you need to replace, the brakes, all that… and the exhaust fumes spill out. It seems to me absolutely illusory to want to manufacture non-polluting vehicles. Are we aware that in reality none of this is obvious ?

que des salades ! — only salads!

Je peux répéter mon propos en remplaçant « évident » par « naturel » : nous trouvons naturel que l’eau coule quand nous ouvrons le robinet, nous trouvons naturels tous ces artefacts qui font partie de notre existence, qui nous procurent un confort même modeste. Peut-être trouvons-nous aussi naturel de mener un mode de vie qui ne nous convient pas, trop de hâte, de rendement obligatoire, de comptes à rendre… car il faut bien vivre.
I can repeat my point by replacing « obvious » with « natural »: we find it natural that water flows when we turn on the tap, we find natural all those artifacts that are part of our existence, that provide us with even modest comforts. Perhaps we also find it natural to lead a way of life that does not suit us, too much haste, mandatory performance, accountability… because we have to be able to live.

figuier — fig tree

Je veux dire qu’il n’y a rien de naturel, rien d’évident dans nos modes de vie : ils sont le fruit des recherches de toutes les générations qui nous ont précédés et il n’est ni naturel ni évident de continuer comme ça. Par la force des choses des objets technologiques disparaîtront, devenus trop coûteux, ou sans intérêt. Des espèces végétales et animales disparaîtront, par la force des choses non contrôlées, des pollutions variées, par la disparition d’autres espèces dont elles se nourrissaient.
I mean that there is nothing natural, nothing obvious in our ways of life: they are the fruit of the research of all the generations that have preceded us and it is neither natural nor obvious to continue as that. By force of circumstances, technological objects will disappear, become too expensive, or without interest. Plant and animal species will disappear, by the force of uncontrolled circumstances, various pollutions, by the disappearance of other species on which they fed.

Où cela nous conduit-il ? Je suis en permanence dans le questionnement mais je n’ai jamais de réponse. Dans le grand parc derrière la maison, nous espérons favoriser le maintien ou même, soyons fous, le retour de quelques espèces. Une certaine biodiversité est à l’œuvre en effet. Mais que sont huit mille mètres carrés enclavés comme ils le sont au milieu des champs de maïs ? Le colibri a beau se démener, quand l’agriculteur voisin traite, nous nous réfugions à l’intérieur pour ne pas inhaler de poison. Nous ne savons pas quoi faire d’autre.
Where does this lead us? I am constantly in the questioning but I never have an answer. In the large garden behind the house, we hope to promote the maintenance or even, let’s be crazy, the return of some species. A certain biodiversity is indeed at work. But what are eight thousand square meters landlocked as they are in the middle of cornfields? The hummingbird can try as much as it would like, when the neighboring farmer treats, we take refuge inside so as not to inhale poison. We don’t know what else to do.

Je ne mélange pas tout et n’importe quoi : il y a une évolution ultra-rapide et qui s’accélère, dans les milieux aussi bien technologique que naturel. Il y a un lien entre la disparition des chanteurs de rue en tant que dispensateurs de l’info et celle des sauterelles dont les bonds faisaient crépiter l’herbe autour de mes pas dans notre parc. Les merles y sont nombreux, leur présence est la preuve qu’ils trouvent de quoi se nourrir, mais cette présence est-elle un indice de bonne santé générale de notre coin de paradis ? De bonne santé jusqu’où ? Plus loin que le bout de leur bec ? Je n’ai pas les connaissances pour juger de la qualité biologique du terrain… J’ai supprimé la première renouée du Japon qui a pointé son joli nez chez nous, parce que je la connais. Que nous apprennent les espèces animales ou végétales qui s’installent chez nous, ou qui disparaissent ?
I don’t mix everything and anything: there is an ultra-fast and accelerating evolution, in both technological and natural environments. There is a link between the disappearance of the street singers as the dispensers of information and that of the grasshoppers whose leaps made the grass crackle around my steps in our garden. The blackbirds are numerous there, their presence is proof that they find food, but is this presence an indication of the general good health of our corner of paradise? How healthy? Beyond the tip of their beak? I don’t have the knowledge to judge the biological quality of the land… I removed the first Japanese knotweed that showed its pretty nose here, because I know it. What do we learn from the animal or plant species that settle in our home, or disappear?

Je dois me contenter de mes observations, de mes découvertes, le plus souvent à l’origine de nouvelles questions. Je les partage avec vous : elles me permettent pour l’essentiel de mesurer mon ignorance, et la difficulté à réussir des photos dans des conditions que je ne maîtrise pas !
I have to content myself with my observations, my discoveries, most often at the origin of new questions. I share them with you: they essentially allow me to measure my ignorance, and the difficulty of taking photos in conditions that I do not control!

L’autre matin, je trouve une bestiole, comme un petit ver tout noir dans la baignoire. Pour éviter le massacre inutile, je réussis à le glisser dans une petite boîte en carton. Alors, à ma grande surprise, je le vois émettre un bref éclair de lumière verte : un ver luisant ? Mais oui ! Ils sont de plus en plus rares. Je me demande comment il est arrivé au premier étage, je vais le déposer avec précaution au pied d’un arbre.
The other morning, I find a bug, like a little black worm in the bathtub. To avoid unnecessary slaughter, I managed to slip it into a small cardboard box. Then, to my surprise, I see it emit a brief flash of green light: a glow worm? But yes ! They are increasingly rare. I wonder how it got to the first floor, I place him carefully at the foot of a tree.

En tirant le rideau, j’entends se déchirer des fils de soie, l’araignée est cachée dans le pli. Désemparée par mon intrusion, elle cherche à protéger sa progéniture cachée dans un cocon, qu’elle aura vite réparé, et dans lequel elle se dissimule elle aussi : je ne tire plus sur le rideau, la voilà tranquille.
As I draw the curtain, I hear silk threads tearing, the spider is hidden in the fold. Distraught by my intrusion, she seeks to protect her offspring hidden in a cocoon, which she will have quickly repaired, and in which she hides herself too: I no longer pull on the curtain, she is quiet.

Le cocon d’une autre araignée est installée entre des feuilles du rosier. Je tire sur la feuille en évitant de la déchirer.
The cocoon of another spider is installed between the leaves of the rosebush. I pull on the leaf, avoiding tearing it.

Enfin, on commence à la voir (notez la tâche jaune floue en haut).
Finally, we begin to see it (note the blurry yellow spot at the top).

Voici la photo la moins ratée, à gauche mon pouce vous donne l’échelle, le monstre est à peine de la taille de mon ongle.
Here is the least missed photo, on the left my thumb gives you the scale, the monster is barely the size of my fingernail.

J’ai laissé d’autres monstres se goinfrer de rosiers pendant deux ou trois jours, puis je les ai récoltés et abandonnés un peu plus loin dans l’herbe : bon appétit les oiseaux !
I let other monsters gobble up rose bushes for a couple of days, then I harvested them and left them a bit further out in the grass: bon appetit birds!

Le même jour, une coccinelle (la tâche jaune floue) aux couleurs non officielles (une marginale ?) officiait sur le rosier, le même, celui qui héberge chenilles, araignée et autres machins inconnus. Je crains qu’elle ne m’ait fait un bras d’honneur !
The same day, a ladybug (the fuzzy yellow spot) with unofficial colors (a marginal?) officiated on the rosebush, the same one, the one that hosts caterpillars, spiders and other unknown things. I’m afraid she gave me the two-fingered gesture !

Toujours sur le même rosier-ménagerie, voici un individu au gros ventre rond et aux ailes diaphanes : il s’agit certainement d’un ange, même si je ne les imaginais pas comme ça.
Still on the same menagerie-rosebush, here is an individual with a big round belly and diaphanous wings: it is certainly an angel, even if I didn’t imagine them like that.

Nous avions un joli marronnier depuis un an ou deux, le voici sur le flanc, et voici pourquoi : j’identifie cette fois une attaque massive des castors-bonsaïs.
We’ve had a nice chestnut tree for a year or two, here it’s dead, and here’s why: this time I identify a massive beaver-bonsai attack.

Mais nos observations de la vie sauvage ne sont rien à côté du travail que peut faire une équipe de scientifiques plus compétente que moi ! Quant aux écrivains à la recherche d’idées originales, pourquoi se creusent-ils tant la tête ? La nature est d’une imagination inconcevable.
But our observations of wildlife are nothing compared to the work that a team of scientists more competent than me can do! As for writers looking for original ideas, why do they rack their brains so hard? Nature is of an inconceivable imagination.

Je vous invite vivement à regarder « Le petit peuple du potager », proposé pour encore un moment par Arte (mieux vaut être francophone, mais les images sont explicites — Ceux d’entre vous qui sont loin peuvent-ils y avoir accès ?). J’ai trouvé tout à fait horrible la guêpe qui pond dans le corps d’une chenille où écloront ses larves, dont la chenille prendra soin car son cerveau a été détruit !
I urge you to watch « Le petit peuple du potager », offered for a while by Arte (better to be French-speaking, but the images are self-explanatory — Can those of you who are far away have access to it?). Almost unbearable: the wasp that lays eggs in the body of a caterpillar where its larvae will hatch, which the caterpillar will take care of because its brain has been destroyed!

Nous avons beau être de plus en plus informés, nos capacités d’intervention nous semblent de plus en plus réduites. Je pense à cela pendant que tomates, courgettes et pommes de terre fleurissent.
We may be more and more informed, but our intervention capacities seem to us to be more and more reduced. I think of that while tomatoes, zucchini and potatoes are blooming.

Et je vois dans les tiges dressées du cardère vigoureux comme l’élan de la nature triomphante.
And I see in the erect stems of the vigorous teasel like the momentum of triumphant nature.

Avec de belles pensées

J’ai attrapé la vieillesse. Ce n’est pas une maladie et d’une certaine façon tout le monde souhaite l’attraper un jour, au sens où tant qu’on reste vaillant, ou même pas trop mal en point, on préfère continuer à vivre, non ?
I caught old age. It’s not a disease and in some way everyone wants to catch it one day, in the sense that as long as you stay strong, or even not too bad, you’d rather live on, right?

Les années écoulées sont un sac que l’on porte, lourd mais d’un poids confortable, lourd de tout ce qu’on a traversé, connexion au monde, au passé, au futur.
The past years are a bag that we carry, heavy but of a comfortable weight, heavy with everything we have been through, connection to the world, to the past, to the future.

J’ai attrapé la vieillesse. Oh, ça a commencé depuis longtemps puis ça s’est précisé. Faire des siestes plus longues, démarrer plus doucement, profiter du temps qui de toute façon nous dévore, rester plutôt spectateur sur la berge qu’acteur dans les remous du fleuve.
I caught old age. Oh, it started a long time ago and then it became clearer. Take longer naps, start more slowly, take advantage of the time which devours us anyway, remain more of a spectator on the bank than an actor in the eddies of the river.

Est-ce la raison pour laquelle, mardi dernier, je n’ai publié qu’un coucou rassurant, et pas mon habituelle chronique ?
Mon blog a pris de l’importance pour moi. C’est un défi, hebdomadaire le plus souvent : transformer les idées que j’ai en tête, plus ou moins vagues, parfois précises, les malaxer comme une pâte pour en faire un tout, savoir quand c’est mûr, prêt à récolter, ou quand c’est cuit, prêt à savourer. Il y a beaucoup d’intuition là-dedans et un peu de métier : si je retournais de quelques années en arrière, je noterais sans doute une évolution du style.
Is this the reason why, last Tuesday, I only published a reassuring hello, and not my usual column?
My blog has become important to me. It’s a challenge, usually weekly: to transform the ideas that I have in mind, more or less vague, sometimes precise, to knead them like a paste to make a whole, to know when it’s ripe, ready to harvest , or when cooked, ready to savor. There’s a lot of intuition there and a bit of craftsmanship: if I went back a few years, I’d probably notice an evolution in style.

Le fait de cliquer sur « publier » constitue ma première récompense, comme, j’imagine, la plupart des choses gratuites. Ensuite, deuxième récompense, la communication particulière qui se crée avec mon sympathique petit public. C’est mieux si vous commentez, bien sûr, cependant mes pages n’appellent pas nécessairement de commentaires. Je vais aussi voir les statistiques de lecture, et j’ai eu une bonne surprise : mardi dernier, alors que je ne vous avais pas envoyé le petit rappel, mon blog a connu sa fréquentation habituelle.
Clicking « publish » is my first reward, like, I imagine, most free stuff. Then, the second reward, the special communication that is created with my friendly little audience. It’s best if you comment, of course, however my pages don’t necessarily require comments. I’m also going to see the reading statistics, and I had a nice surprise: last Tuesday, when I hadn’t sent you the little reminder, my blog had its usual attendance.

Voilà une bonne motivation pour ne pas prolonger mon absence de vos écrans. Et puis, je ne voulais pas abandonner Mex comme ça. J’ai seulement évoqué la soirée avec Raphaël aux guitares et Marie au chant et au violoncelle, je ne peux pas m’en contenter : ce fut une fort belle réussite. Mex est compositeur, et il écrit des textes remarquables : est-il à l’école de Rémo Gary qui, lui, est, parmi d’autres, à l’école de Jean Richepin ? J’ai vu des centaines de personnes se lever pour une ovation méritée après l’écoute des « oiseaux de passage » de Jean Richepin. Brassens a fait connaître ce texte remarquable, mais en se limitant aux trois minutes imposées par les radios, Rémo nous offre le texte intégral d’une durée de huit minutes !
This is a good motivation not to prolong my absence from your screens. Besides, I didn’t want to abandon Mex like that. I only mentioned the evening with Raphaël on guitars and Marie on vocals and cello, I can’t be satisfied with that: it was a great success. Mex is a composer, and he writes remarkable texts: is he in the school of Rémo Gary who is in the school of Jean Richepin among others. I saw hundreds of people rise to a deserved ovation after listening to Jean Richepin’s « les oiseaux de passage ». Brassens made this remarkable text known, but by limiting to the three minutes imposed by the radios, Rémo offers us the full text lasting eight minutes!

J’insiste parce que Mex a travaillé avec Rémo, et qu’il se lance lui aussi dans des textes longs, ce n’est pas courant. Toute une existence est évoquée dans la chanson de Mex, « les pognes du père », une existence tranquille, travailleuse, modeste et digne.
I insist because Mex worked with Rémo, and he also writes long texts, it is not common. A whole existence is evoked in the song of Mex, « les pognes du père », a quiet, hardworking, modest and dignified existence.

En allant à la cascade de Luizet — Going to Luizet waterfall

Ces mains, ces pognes, elles font le portrait de l’homme tout entier qui n’apparaît pas nettement derrière ce fragment de lui-même. Ce pourrait être comme l’empreinte à l’envers de toute une vie, comme une ombre, un reflet tremblotant, image à la fois fausse et réelle. Connaissent-elles un instant de répit ? Elles n’arrêtent pas, toujours actives.
These hands, these « pognes », they paint the portrait of the whole man who does not appear clearly behind this fragment of himself. It could be like the upside-down imprint of a lifetime, like a shadow, a flickering reflection, an image both false and real. Do they know a moment of respite? They do not stop, always active.

Surbaix

Je trahis le texte en le tronquant, je n’en donne qu’un tout petit fragment. Avec le texte intégral, ma chronique aurait eu pour titre « les pognes du père », mais je trouve dommage d’enfermer dans la structure blog un texte qui demande à être dit en public, et puis je crains la lourdeur éventuelle de la traduction.
I betray the text by truncating it, I only give a very small fragment. With the full text, my column would have been titled «  les pognes du père », but I find it a shame to confine in the blog structure a text that requires to be said in public, and then I fear the possible heaviness of the translation.

Janneke

Elles contiennent des mystères
Au creux de leurs poings
Des secrets où se terrent
Blessures et chagrins
They contain mysteries
In the hollow of their fists
Secrets where lie
Hurts and sorrows

(…)

Elles n’auraient pas voulu
D’une vie paillettes
Mais elles sont goulues
De joies simples discrètes
They wouldn’t have wanted
Of a glittering life
But they are greedy
Discreet simple joys
 
Elles ont le caractère
D’où elles sont issues
Des mains les pieds sur terre
Et le cœur dessus.
They have the character
Where they come from
Hands down to earth
And the heart on it.

C’est peut-être pour donner plus de force à son texte que Mex n’a pas mis de musique dessus. C’est très chouette à écouter.
It is perhaps to give more force to his text that Mex did not put music on it. It’s very nice to listen to.

Voici un autre fragment dans lequel je ne vois pas comment traduire « s’aimer et semer » sans faire disparaître la musique des mots.
Here is another fragment in which I do not see how to translate « s’aimer et semer : to love and sow » without making the music of the words disappear.

Contaminons-nous
De respect, de joie
De rires dans la voix
De liens qu’on renoue
Let’s contaminate ourselves
With respect, with joy
Laughter in the voice
Bonds that we renew
(…)
 
Il nous faut s’armer        
De généreux gestes         
C’est ce qu’il nous reste 
S’aimer et semer
We need to arm ourselves
generous gestures
This is what we have left
love and sow

Le petit môme que personne ne voit à l’école, qui se croit transparent, qui souffre de solitude, c’est « un yaourt à l’abricot », «  ni dégeulasse ni vraiment bon ». Dans l’assistance, une collègue en avait les larmes aux yeux. Cette analogie est un trait de génie, tout à fait caractéristique du style de Mex qui s’écoute à plusieurs niveaux.
The little kid that nobody sees at school, who thinks he’s transparent, who suffers from loneliness, is « an apricot yoghurt », « neither disgusting nor really good ». In the audience, a colleague had tears in her eyes. This analogy is a stroke of genius, quite characteristic of Mex’s style, which can be heard on several levels.

Tout le concert était signé Mex, sauf une reprise de la fameuse chanson de Lluis Llach, « le pieu » :
« Composée durant la dictature du général Franco en Espagne, c’est un cri à l’unité d’action pour se libérer de l’oppression, pour atteindre la liberté. D’abord symbole de la lutte contre l’oppression franquiste en Catalogne, elle est devenue un symbole de la lutte pour la liberté. »
Cette chanson a été en effet traduite dans plusieurs langues. On peut regretter de s’éloigner de la question du franquisme, on peut apprécier que les luttes se rejoignent autour d’une chanson si forte.
The whole concert was signed Mex, except for a repeat of the famous song by Lluis Llach, « le pieu » :
« Composed during the dictatorship of General Franco in Spain, it is a cry for unity of action to free oneself from oppression, to achieve freedom. Initially a symbol of the struggle against Franco’s oppression in Catalonia, it has become a symbol of the struggle for freedom. »
This song has indeed been translated into several languages. We can regret moving away from the question of Francoism, we can appreciate that the struggles come together around such a strong song.

Vous pouvez vous faire une idée de Mex en cliquant ici, un seul petit bémol, la qualité des enregistrements : Mex affectionne les prises de vue en extérieur… et au naturel !
You can get an idea of Mex by clicking here, only one small downside, the quality of the recordings: Mex likes outdoor shots… and natural!

étang de Lemps — pond of Lemps

Quand nous lui avons parlé de ce concert, Janneke s’est organisée pour y assister. Elle disait ne pas connaître le jardinage, mais elle a appris très vite et elle doit avoir une forte intuition : elle a toujours travaillé à la perfection ! Elle a fait des travaux répétitifs un peu fastidieux : désherbage, arrosage, passage d’huile de lin ou de lasure sur les portes ou la cabane… Elle s’est montrée très autonome… et avant son départ elle nous a montré son travail, un montage vidéo fort bien fait pour raconter son séjour chez nous – Paul et moi étions tout surpris !
When we told her about this concert, Janneke made arrangements to attend. She said she didn’t know gardening, but she learned very quickly and she must have a strong intuition: she always worked perfectly! She did somewhat tedious repetitive work: weeding, watering, linseed oil or exterior wood treatments on the doors or the cabin… She was very independent… and before leaving she showed us her work, a very well done video montage to tell her stay with us – Paul and I were very surprised!

Elle est parfois partie marcher seule, mais quand c’était possible nous l’avons accompagnée pour découvrir la viarhona près du Pont-de-Groslée, notre balade à Surbaix, la cascade de Luizet… Elle a assisté à l’après-midi conte proposé par Sébastien, on a tous passé un fort agréable moment. C’était aussi l’occasion pour Séb de présenter son nouveau livre à peine arrivé de l’imprimerie.
She sometimes went walking alone, but when it was possible we accompanied her to discover the viarhona near Pont-de-Groslée, our walk in Surbaix, the Luizet waterfall… She attended the afternoon storytelling offered by Sébastien, we all had a great time. It was also an opportunity for Séb to present his new book, which had just arrived from the printers.

Invitée inattendue, cette corneille a retrouvé sa liberté.
An unexpected guest, this crow has regained its freedom.

Janneke a eu le privilège d’assister à une répétition musicale de Souffle de Brume – encore merci pour cela à Jean-Pierre, Chantal et Fred. (Fred n’apparaît malheureusement pas sur cette vidéo – en cliquant ici).
Janneke had the privilege of attending a musical rehearsal of Souffle de Brume – thanks again for that to Jean-Pierre, Chantal and Fred. (Fred unfortunately does not appear on this video – by clicking here).

Installés maintenant près d’Avignon, David et Maria nous ont fait une visite avec leurs deux fillettes et le chien.
Now living near Avignon, David and Maria paid us a visit with their two little girls and the dog.

La monnaie locale, le « tissou », commence à circuler.
The local currency, the « tissou », begins to circulate.

Voici un petit aperçu pour vous donner une idée de nos journées toujours bien remplies. Malgré la sécheresse, le jardin et le parc se portent à merveille.
Here is a small preview to give you an idea of our always busy days. Despite the drought, the garden and the park are doing wonderfully.

Paul a eu le courage de réveiller son blog (rien n’est plus difficile que recommencer après un long arrêt). Si lui publie les photos des fleurs de petits pois violets, moi je vous les montre en gousses.
Paul had the courage to wake up his blog (nothing is more difficult than starting over after a long break). If he publishes the photos of the flowers of small purple peas, I show them to you in pods.

Au moment de vous poster ces quelques lignes, je ne sais pas si je vous donne rendez-vous dans une semaine, ou deux… En attendant portez-vous bien !
At the time of posting these few lines, I don’t know if I’ll give you an appointment in a week, or two… In the meantime, be well!

Toutes les photos de cette page ont été prises lors des balades dans les environs, ou ici même.
All the photos on this page were taken during walks in the area, or here.

PasAssezDeTemps — NotEnoughTime

À Télérama, ils sont nombreux, moi je suis seule pour assurer la rédaction, la promotion, la publication et tous les tion que vous voudrez de mes bavardages. Nous sommes très occupés, nous ne nous ennuyons pas, oh pas du tout ! Cette semaine, il n’y aura que Télérama (pour ceux qui sont abonnés). Ce qui ne vous empêche pas de rester chez moi pour parcourir les pages précédentes, peut-être y trouverez-vous des pépites !
At Télérama, there are many of them, I am alone to take care of the writing, promotion, publication and all the ing and tion you want of my chatter. We are very busy, we are not bored, oh not at all! This week, there will only be Télérama (for those who are subscribers). Which doesn’t prevent you from staying with me to browse the previous pages, maybe you’ll find some nuggets there!

Et Mex dans tout ça ?

Crémieu

Chez les anarchistes, le débat électoral ne consiste pas à choisir son candidat, mais à savoir si oui ou non, on va voter.
Si nous votons, nous dit Élysée Reclus, nous renonçons à notre propre souveraineté en nommant des maîtres. Ceux-ci sont au-dessus des lois puisque ce sont eux qui les rédigent et nous font obéir.
Among anarchists, the electoral debate does not consist in choosing one’s candidate, but in knowing whether or not one is going to vote.
If we vote, says Élysée Reclus, we give up our own sovereignty by appointing masters. These are above the law since they are the ones who write them and make us obey.

Je trouve que l’histoire lui donne raison.
Ce qui a changé semble-t-il depuis l’époque de ce grand penseur, c’est que le choix est de plus en plus verrouillé alors que la lutte syndicale, bien affaiblie, consiste à entériner d’inévitables petites mesures sans conséquence.
I think history backs him up.
What has changed it seems since the time of this great thinker is that the choice is more and more locked in while the trade union struggle, much weakened, consists in ratifying inevitable small measures without consequence.

La douleur de voter… Presque comme un suicide… On vote « contre » pour tenter de faire barrage à une personne ou à des idées. Cette pratique me semble de plus en plus répandue. Le vote a été vidé de sa substance, les candidats sont au service du seul mot d’ordre que les banques et les cabinets conseil leur imposent. Aujourd’hui, nous sommes gouvernés par les banques et McKinsey. Non ?
The pain of voting… Almost like suicide… You vote « against » in an attempt to block someone or ideas. This practice seems to me to be more and more widespread. The vote has been emptied of its substance, the candidates are at the service of the only watchword that banks and consulting firms impose on them. Today we are ruled by the banks and McKinsey. Nope ?

J’ai assisté à des débats au cours desquels on ne vote pas, mais on modifie les propositions jusqu’à ce qu’elles conviennent à tous : cela peut être long, difficile et douloureux. Les participants doivent s’habituer à cette formule. Il faut s’exprimer, et rien que cela n’est pas toujours évident.
I’ve seen debates where you don’t vote, but tweak proposals until everyone agrees: it can be long, difficult, and painful. Participants should get used to this formula. You have to express yourself, and that alone is not always easy.

Je vis dans une société pyramidale : les êtres humains sont au sommet, dominateurs, ils conquièrent, ils s’imposent. Ils asservissent. Convaincus d’être d’essence supérieure (pas du sans plomb), ils colonisent : leur mode de vie est le seul valable. Est-ce pour cela qu’ils font la guerre ?
I live in a pyramid society: human beings are at the top, dominating, they conquer, they impose themselves. They enslave. Convinced that they are superior (in French : d’essence supérieure – superior gasoline, not unleaded), they colonize: their way of life is the only valid one. Is that why they make war?

Leur médecine, c’est pareil : la guerre à la maladie. Avez-vous rencontré un gastro-entérologue qui vous interroge sur votre alimentation ? Si vous avez mal à la tête, on vous donne de l’anti-mal de tête. Si vous faites une infection, on vous désinfecte (il est à noter d’ailleurs que maintenant, les désinfections sont devenus beaucoup plus douces, pour laisser l’organisme faire son travail, à commencer par la peau. Petite évolution intéressante).
Their medicine is the same: war on disease. Have you met a gastroenterologist who asks you about your diet? If you have a headache, you are given headache medicine. If you get an infection, you are disinfected (it should be noted that now, disinfection has become much gentler, to let the body do its job, starting with the skin. Interesting little development).

L’agriculture c’est pareil. On fabrique des substances dont les composants eux-mêmes poussent l’insecte ou la plante à fabriquer plus de résistance ! J’ai trouvé cette information dans l’ouvrage « les soins naturels aux arbres » d’Éric Petiot dont je vous ai déjà parlé un peu :
Là où 150 grammes d’atrazine à l’hectare suffisaient pour détruire le chénopode blanc, après plusieurs traitements sur la plante devenue résistante, il en faudra 20 à 40 kilos pour le même résultat !
Alors que telle invasion de parasites ou de végétation invasive a un sens pour qui sait observer : une carence en oligo-éléments par exemple. Il faut écouter l’arbre et l’aider. Rien de sentimental là-dedans, « écouter » l’arbre ne signifie pas un anthropomorphisme ridicule, mais une attitude scientifique bien nécessaire pour agir correctement et sans poisons (maintenant que ceux-ci ont fait largement la preuve de leur dangerosité).
Agriculture is the same. We manufacture substances whose components themselves push the insect or plant to manufacture more resistance! I found this information in the book « les soins naturels aux arbres » by Éric Petiot which I have already told you about a little:
Where 150 grams of atrazine per hectare was enough to destroy lamb’s quarters, after several treatments on the plant that has become resistant, it will take 20 to 40 kilos for the same result!
While such an invasion of parasites or invasive vegetation has a meaning for those who know how to observe: a deficiency in trace elements for example. You have to listen to the tree and help it. Nothing sentimental about it, « listening » to the tree does not mean ridiculous anthropomorphism, but a much-needed scientific attitude to act correctly and without poisons (now that these have been amply proven to be dangerous).

Et quand les êtres humains vont dans l’espace, c’est pareil : ils prévoient une hypothétique guerre des étoiles, l’armée contrôle une bonne partie de ce qui se balade là-haut. Ils envoient des messages avec image de l’Homme Blanc alors que la Chine, avec plus de 1.4 milliards d’habitants, soit environ 18 % de la population mondiale, c’est le pays le plus peuplé au monde… Il faut croire que cela n’a aucune importance.
And when human beings go into space, it’s the same: they’re planning a hypothetical star wars, the military controls a lot of what’s going on up there. They send messages with image of the White Man whereas China, with more than 1.4 billion inhabitants, that is to say approximately 18% of the world population, it is the most populated country in the world… It is necessary to believe that that doesn’t matter.

Avant de quitter Crémieu — Before leaving Crémieu

Et quand ils ont découvert des pays, ici ou là, un peu partout sur la planète, ils ont fait pareil : exterminer sans essayer de comprendre l’Autre. Parmi tant d’autres, le massacre des Tasmaniens a fait disparaître la totalité de la population. De tels crimes légaux ne sont même pas dénoncés !
And when they discovered countries, here and there, all over the planet, they did the same: exterminate without trying to understand the Other. Among many others, the massacre of Tasmanians wiped out the entire population. Such legal crimes go unreported!

Séb présente son livre — Séb presents his book

Je pourrais les nommer « Occidentaux », terme à la fois assez vague et assez précis… Je vois leurs attitudes comme des postures guerrières en permanence. Peu de paroles, pas d’écoute, mais de la domination et de l’arrogance.
I could call them « Westerners », a term both quite vague and quite precise… I see their attitudes as permanently warlike postures. Few words, no listening, but domination and arrogance.

Mex en concert
Quel bazar encore une fois ! Vous vous y retrouvez ? Des histoires enchevêtrées… Les événements en photos, un texte qui n’a rien à voir ! Je ne peux pas me mettre à la place du lecteur, j’ignore ce que ces fantaisies vous inspirent !
What a mess again! See you there? Tangled stories… Events in photos, a text that has nothing to do! I can’t put myself in the reader’s shoes, I don’t know what these fantasies inspire in you!

Notre culture est profondément imprégnée de ces notions de supériorité, de hiérarchie. Elle est aussi imprégnée d’idéologie : autrefois, sûr et certain, l’homme déposait une graine dans le corps de la femme, lequel était un simple réceptacle. Ce présupposé montre le plus total mépris de la femme. Malheureusement, quand la science bat en brèche les préjugés, la mentalité sexiste ne change pas pour autant.
Our culture is deeply imbued with these notions of superiority, of hierarchy. It is also imbued with ideology: once, sure and certain, the man deposited a seed in the woman’s body, which was a mere receptacle. This presupposition shows the most total contempt for women. Unfortunately, when science breaks down prejudice, the sexist mentality does not change

Installation désormais classique — Installation now classic

Voilà plus ou moins l’image mentale que j’ai du monde dans lequel je vis. Ces exemples sans cohérence, sans lien entre eux, sont en réalité comme un fil rouge dans mon esprit. Ce fil rouge me conduit à des déductions un peu surprenantes : est-ce notre impuissance à laisser notre empreinte, sont-ce nos déceptions électorales, qui nous poussent à acheter des voitures disproportionnées à nos besoins ? Et d’abord pourquoi une telle agressivité en voiture ?
This is more or less the mental image I have of the world in which I live. These examples without coherence, without connection between them, are actually like a common thread in my mind. This red thread leads me to somewhat surprising deductions: is it our inability to leave our mark, is it our electoral disappointments, which push us to buy cars disproportionate to our needs? And first of all, why such aggressiveness in the car?

Fête du four à St-Victor-de-Morestel
Zikanou en concert…
Le batteur est caché derrière la chanteuse — The drummer is hidden behind the singer

Tout n’est pas si radicalement mauvais. Je côtoie des gens qui ne sont ni arrogants, ni dominateurs. On fait grand cas de la permaculture aujourd’hui, respectueuse de la biodiversité.
« Dans un jardin en permaculture, […] le jardinier laisse faire la nature au lieu d’aller contre elle. Il met à profit les interactions naturelles… »
On écoute, on comprend, on agit. De même la médecine ayurvédique, tout autant traditionnelle et venant de l’Inde, écoute, comprend et agit.
All is not so radically bad. I meet people who are neither arrogant nor dominating. Much is made of permaculture today, respectful of biodiversity.
« In a permaculture garden, […] the gardener lets nature take its course instead of going against it. It leverages natural interactions… »
We listen, we understand, we act. Similarly Ayurvedic medicine, just as traditional and coming from India, listens, understands and acts.

La fête du four à St-Victor-de-Morestel
Gauthier le boulannger, à gauche, dépose de nouvelles pâtisseries
The oven festival in St-Victor-de-Morestel
Gauthier the baker, on the left, places new pastries

La bonté des gens est contagieuse, et j’ai rencontré de fort belles personnes très attachantes un peu partout. Et voilà un bon enchaînement pour vous parler de nos dernières Kalyneries Paulifauniques.
The kindness of people is contagious, and I have met very beautiful and endearing people everywhere. And here is a nice sequence to tell you about our last Kalyneries Paulifauniques.

la mix’cyclette
bicyclette pour mixer
bicycle for mixer

Je ne sais pas si Mex est anarchiste, en tout cas il nous a donné de fort beaux textes, son écriture est vraiment belle et originale.
La veille, nous sommes cinq pour monter le barnum, les habitués, Jean-Pierre et Chantal, Paul et moi, sans oublier Janneke (prononcer ia-ne-ke). Janneke ? Ah oui, je ne vous l’ai pas présentée, elle vient d’arriver. Mais vous venez de la voir lors de la balade à Crémieu.
Comme nous lui avons parlé du concert programmé, elle s’est organisée pour y assister.
I don’t know if Mex is an anarchist, in any case he gave us very beautiful texts, his writing is really beautiful and original.
The day before, we are five to assemble the barnum, the regulars, Jean-Pierre and Chantal, Paul and me, without forgetting Janneke. Janneke? Ah yes, I did not introduce her to you, she has just arrived.
But you just saw her during the walk in Crémieu.
As we told her about the scheduled concert, she organized herself to attend.

Merci pour la photo, Marc !
Thank you for the photo, Marc!

Paul me suggère de lire « comment je suis devenue anarchiste » d’Isabelle Attard qui a été députée ELV.
Paul suggests that I read « comment je suis devenue anarchiste » « how I became an anarchist » by Isabelle Attard who was an ELV deputy.